Une semaine de peur avec mon angine

3 Oct

Une semaine d’horreur !  Alors qu’en ce moment, je suis déjà proche de l’enfer, voilà qu’une angine s’invite chez moi, histoire de me faire souffrir encore plus. Si c’est Dieu qui joue avec la vie des gens comme quand on joue au Sims, il doit bien s’amuser !

C’est quoi le rapport entre l’angine et l’émétophobie ? Normalement un émétophobe, ça a peur de la gastro… ben pas que ça en fait. Ma gorge était si obstruée que je toussais au point de vouloir vomir. De nombreuse fois, j’ai eu des hauts le cœur avec de l’hypersalivation. Cela m’arrivait au moins 5 fois par jour. De plus, lorsque je toussais trop, je devais probablement avaler de l’air, car je me retrouvais tout le temps ballonnée, encore un symptôme désagréable pour une émétophobe.

« La gorge ultra irritée »

Autre symptôme lorsque je suis enrhumée, ma gorge est si irritée que j’en tousse intensément à n’en jamais finir. Quand on a une toux grasse, on tousse, cela évacue le mucus et basta ! Alors que là, j’ai beau tousser, ça ne calme rien du tout et au contraire, ça me donne envie de vomir. J’appelle cela « la gorge ultra irritée ». Même avant que cette toux intempestive arrive, je le sens venir. Je sens que ça gratte, ça pique au fond de ma gorge. Cela provoque immédiatement la panique et même sans tousser, j’arrive à provoquer un haut le cœur gratos (donc oui, c’est psychologique). En général, cela part quand je racle plusieurs fois ma gorge et que j’en crache le contenu (désolée du détail), ensuite je m’hydrate avec de l’eau ou un bonbon. Mais cela vient tellement au hasard dans la journée que je ne cessais de penser : « Et si cela m’arrive en plein transport ou au travail ? ». Toute seule, c’est déjà la panique, mais alors devant des gens…

C’est à cause de ça que j’ai eu deux fois plus peur d’aller au travail. J’ai été en arrêt maladie lundi et mardi, j’avais de la fièvre. Le médecin m’a demandé : « Êtes-vous sûre que cela vous suffira 2 jours d’arrêt ? ». Eh bien, d’habitude oui. Mais là… non. J’ai regretté car ni mercredi, ni jeudi ou vendredi, je n’étais apte à aller au travail. J’ai donc négocié avec mon chef pour travailler à la maison. Muni de sa patience et de compréhension, il accepta. Mais ce n’était pas une partie de plaisir :

  • Lundi : Je suis en arrêt maladie, tout va bien.
  • Mardi : Pareil. Mais j’envoie un message le soir même pour lui dire que je n’allais pas mieux et que j’aurai aimé travailler à la maison quelques jours. Ce à quoi il me répond « Ok pour demain, on avisera pour la suite ».
  • Mercredi : Je me lève pour travailler à la maison, mais je sens mon corps bien faible… la journée fut longue, mais je suis chez moi, alors pas de panique.
  • Jeudi : Je me lève, même constat, j’envoie alors un message pour lui en informer. Il répond « Ok tu peux rester, mais cela ne doit pas devenir une habitude« . Face à ce message, je commence à pleurer et je me déteste. En temps normal, j’arrive à aller au travail même quand je suis un peu malade, mais là, j’ai constamment peur et avec mon angine, c’est pire ! Je me sentais si incomprise. Je lui réponds alors : « Je suis désolée de te causer des problèmes et je fais de mon mieux pour guérir, surtout psychologiquement ». Il me répond alors « Je sais, on peut pousser jusqu’à vendredi si cela peut t’aider ». Cela m’a alors rassurée.
  • Vendredi : Je sens que ça va mieux, mais j’ai encore cette toux ultra irritante et je ne me sens pas de venir. Je lui envoie donc un message. Il me répond : « Ok, mais je compte sur toi pour faire ton grand coming back lundi« . Ce message m’a fait un pincement au cœur, mais je l’ai encaissé. Je sentais alors une grosse pression. Je l’ai remercié pour sa patience. Malgré ça, je sens le gros coup de pied aux fesses.

Grâce à mon WE reposant, le retour au travail a été finalement possible. Mais sans mon Lexomil d’amour, cela n’aurait peut-être pas été aussi simple.

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