Premier rendez-vous chez le psychiatre « M »

29 Déc

8 décembre 2009, cabinet du Psychiatre M.

45 min top chrono, pour tout expliquer. Il m’a d’abord demandé de me présenter : nom, profession, où je vis, avec qui… bref tout ce dont il avait besoin pour cerner mon personnage. Ensuite, il a lu la fameuse lettre indéchiffrable de mon docteur où il a lu « éreutophobie » (Phobie de rougir en présence des autres), ce qui ne m’a pas arrangé les choses. 

Il me dit « donc vous avez l’éreutophobie ». Et moi « euh… non en fait c’est l’émétophobie ». Je me disais qu’en étant psy, il avait plus de chance de connaître le terme qu’un médecin généraliste… et en fait non !  Il m’a expliqué qu’il était plutôt spécialisé dans les troubles de la personnalité et qu’il traitait plus rarement les cas de phobie. Bon alors c’est pas grave, je tente… « J’ai la phobie du.. bah vous savez quand vous mangez et que ça ressort par la bouche VOILA ». Il a compris, puis a glissé un sourire. Et là, je lui ai raconté l’origine de mon émétophobie de A à Z.

Après avoir fini de lui raconté, il m’a demandé : « pourquoi ne pouvez-vous pas prononcer le mot ‘vomi’ ? » Je lui ai expliqué qu’un jour, j’ai eu le malheur de prononcer ce mot à un endroit, puis 2 jours plus tard, quelqu’un avait vomi pas loin de là (la coïncidence de ouf quand même). Je lui disais que si je le prononçais, le risque d’en voir augmenterait… c’était ma superstition personnelle.

Tout sourire, il me dit « Et si vous le prononciez maintenant ? » Oh noooonnn…  me dites pas qu’il veut que je le prononce ici maintenant ?? L’écrire c’était plus facile ! Je lui ai répondu « je sais que je suis en sécurité ici et que personne n’a envie de v, mais là vous me posez une colle ». Il insista avec un ton sympathique : « alors essayez « . Bon… d’accord… « v…vvv..vomi….ahh je l’ai dit ! Mon dieu… ».

Il m’a demandé comment je me sentais. Ça faisait un bail que je n’avais pas prononcé ce mot tabou ! Mais je me sentais bien, j’avais pris confiance en moi. Puis, il m’a demandé de dire « je vais vomir », puis « j’ai prononcé le mot vomi, alors quelqu’un va vomir ici ». Oulala, ce n’était pas des phrases dont je souhaitais la réalité, mais je l’ai dit car je me sentais en sécurité.

Mes premiers efforts ont été remarquables ! Il m’a expliqué qu’on allait pratiquer la TCC : Thérapie Cognitivo-Comportementale. Cette thérapie est à base d’exercices qui consiste à m’exposer à des situations de la moins angoissantes à la plus angoissantes.

Afin de pratiquer cela, je devais faire une liste hiérarchisée des choses que j’évitais de faire ainsi qu’une liste des compulsions qui s’en suivait.

Par ailleurs, il m’a demandé de lire le livre « Laver, vérifier, compter. Mieux vivre avec un TOC » d’Alain Sauteraud. Ce livre est spécialisé dans le traitement du TOC. Il m’a fortement aidé à réaliser mes exercices. Je vous expliquerai cela en détail dans la rubrique « exercice ».

Et vous ? Avez-vous franchi le cape de la consultation chez le psy ? Comment s’est passée votre première consultation ?

One thought on “Premier rendez-vous chez le psychiatre « M »

  1. Cote patient, c’est egalement l’occasion de verifier que le psy qu’il a choisi lui convient. Il est indispensable en effet de se sentir a l’aise, de pouvoir parler librement, en quelque sorte d’avoir un bon feeling avec son psy. Et si ce n’est pas le cas, nul ne vous oblige a reprendre rendez-vous. Ce n’est pas parce qu’on prend rendez-vous une fois, que l’on est engage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *