Le soutien des autres est ce qu’il y a de plus précieux

11 Oct

En ce moment, je craque assez souvent devant les gens. Je n’aime pas montrer ma faiblesse, mais je suis devenue trop faible et je suis incapable de retenir mes larmes. A chaque fois que je pleure devant des personnes, celles-ci ne sont pas restées insensibles.

Mon copain est le premier à me voir pleurer autant. Il n’aime pas me voir ainsi et il m’a dit se sentir impuissant face à mes crises. Il me soutient beaucoup par les paroles et m’a dit qu’il serait prêt à m’amener n’importe où si cela pouvait m’aider à me soigner. Je sais que je peux compter sur lui. Lorsque je suis incapable d’aller quelque part avec les transports en commun, il se dévoue pour m’y amener en voiture. Je vis avec lui au quotidien, c’est l’un des plus grands piliers dans ma guérison.

Mon père est, quant à lui, l’homme le plus inquiet de la planète quand il me voit pleurer. Il ne peut s’empêcher de s’inquiéter et a toujours été au petit soin. Que ce soit pour ma phobie ou autre, ses paroles ont toujours été encourageantes. Il m’a toujours soutenu et protégé. Durant l’une de mes périodes noires, je ne mangeais quasiment plus rien. Il me donnait des choses faciles à manger et n’hésitait pas à surveiller toutes les cinq minutes si mon assiette se vidait. Lorsque je dois aller quelque part et que je n’y arrive pas, il me dit que ce n’est pas grave, je ne suis pas obligée d’affronter le mal. Il n’aime pas me voir souffrir. Lorsque je lui réponds : « Je le ferai quand même, même si ça me fait mal, je dois me battre », il n’hésite pas à me féliciter et m’encourage encore plus. Je sens même qu’il en est fier et cela m’aide à continuer.

Ma mère, qui n’est plus de ce monde, m’a toujours dit : « Il n’y a personnes d’autres que tes parents pour t’aimer autant. On te soutiendra toujours quoiqu’il arrive ». Elle a pris soin de moi jusqu’à son dernier souffle. Elle est mon ange gardien.

Ma grande sœur, très protectrice, réagit à chaque situation qui pourrait me mettre mal à l’aise. Dès que ça parle de « vomi », elle me regarde pour voir si je ne suis pas en train de criser. Dès qu’on passe à côté d’une flaque de vomi dans la rue, elle fait en sorte que cela ne soit pas moi qui passe à côté. Je n’oublierai jamais tous ses gestes attentionnés. Elle m’a également soutenu par ses paroles et prend souvent de mes nouvelles.

Le mari de ma sœur, la voix de la raison, n’a pas hésité à me dire qu’on s’en fout de combien coûtera mes consultations. Moi qui hésitait à mettre de l’argent pour consulter car j’ai un crédit à rembourser à la banque et à ma famille. Il m’a fait comprendre que ma santé était plus importante et que c’était ma vie qui était en jeu. L’argent n’est que matériel. C’est vrai après tout, cela m’a fait réaliser que je me tracassais un peu trop sur la question de l’argent.

Mon petit frère était le seul à ne pas être au courant de mon émétophobie. Je n’avais jamais osé lui dire car j’ai toujours cru que cette phobie était née à cause de lui. Je ne voulais pas qu’il s’en veuille. En discutant avec plusieurs personnes, j’ai découvert que ma phobie provenait forcément d’autres choses. Je lui ai donc annoncé que très récemment. Il m’a dit qu’il ne m’en voulait pas de lui avoir caché autant d’années et m’a même remercié au contraire. Puis, il m’a dit qu’il a toujours trouvé que j’étais une battante. Cela m’a énormément touché. J’en avais marre qu’il ne soit pas au courant, maintenant qu’il le sait, j’ai encore un soutien de plus.

Mes précieux amis sont toujours présents lorsque ça ne va pas. Certains m’ont vu faire des crises d’angoisses plusieurs fois et ne m’ont jamais jugé. J’ai dû refuser plusieurs sorties et ils ont toujours été compréhensifs, ils ne m’ont jamais laissé tomber. Certains m’ont beaucoup épaulé et une amie était même prête à m’aider financièrement pour que je puisse aller consulter. Pour moi, je ne les qualifierai même pas « d’amis », nos liens sont bien plus fort qu’une simple amitié. Je les aime autant que ma famille.

Enfin, mon responsable au travail et mes collègues. Je n’aurai jamais cru qu’un jour je parlerai de ma phobie dans le milieu professionnel. Lorsque je déprimais, j’ai pensé que j’allais devoir démissionner ou me faire virer car j’ai du mal à prendre les transports pour me rendre au travail. Mon chef est déjà au courant et m’a laissé faire du télétravail de temps en temps malgré qu’il n’aime pas beaucoup ce concept en général. Le maximum que j’ai fait était une semaine. Je sentais qu’il appréciait de moins en moins que je reste chez moi et j’ai senti une sorte de pression : je devais revenir au bureau coûte que coûte. Je pensais qu’il en avait marre de moi. Mon retour était si dure que j’ai craqué devant lui et son collègue… oui, j’ai pleuré devant eux. Je ne m’attendais pas à recevoir autant d’encouragements. Mes quelques autres collègues sont aussi compréhensifs et me soutiennent tous. C’est le morceau qui me manquait au puzzle. J’avais le soutien de mes proches, maintenant je l’ai aussi du côté professionnel. Je pense que si l’on me rejetait au travail, je ne serai pas en train d’écrire cet article aujourd’hui, je serai simplement, plus que déprimée.

A force de broyer du noir, j’ai parfois du mal à faire rentrer tous les mots positifs que l’on me dit. Mais lorsque ça ne va pas, je me souviens de tout ce qu’on m’a dit, tout ce soutien que l’on m’a apporté. Tout cela regroupé se transforme en force et cela m’aide à avancer. Si vous croisez des gens de confiance, il faut parler. Je ne pensais pas que cela pouvait m’aider autant, pourtant si, je me rends compte que c’est même l’une des choses les plus importantes dans notre vie.

Merci d’être là pour moi.

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